Microscopie et parodontologie

Le microscope a complètement changé ma vision de la maladie parodontole. Il m’a donné l’opportunité de comprendre l’éthiologie de cette maladie et en conséquence, guérir mes patients. Je suis certain qu’il en sera de même pour vous aussi.

Mark Bonner, dmd

Le moment où les morceaux se sont collés

La paro a toujours détonné pour moi. Alors qu’il m’apparaissait simple de faire de l’endo, des restaurations, ou des facettes par exemple, et d’obtenir de très bons résultats à tous les coups, les lambeaux, les surfaçages et les détartrages en parodontologie m’ont toujours laissé un certain sentiment d’échec.

Après avoir cherché à en comprendre la cause, c’est ma rencontre avec le Dr Trevor Lyons, un dentiste canadien, qui a complètement changé ma perspective sur les maladies parodontales. J’ai compris pourquoi les récidives étaient fréquentes et pourquoi le taux de fermeture d’une poche, après surfaçage par exemple, demeurait modeste. Trevor m’a rapidement démontré qu’en ciblant les protozoaires, avec des désinfectants adaptés, la parodontite était simple à guérir dans la très grande majorité des cas.

Nous les dentistes, nous avons une opportunité enviable. Nous avons la chance de pouvoir prélever un échantillon du bioflm parodontal chez tous nos patients et pouvoir l’étudier à l’aide d’un bon microscope, en temps réel, sans aucune douleur ou approche invasive.

L’ajout du microscope à contraste de phase m’a enfin donné l’impression d’avoir du pouvoir sur la maladie et de savoir à quoi je devais m’attaquer.

Avec le microscope, j'étais en mesure d'expliquer à tous mes patients la nature et la cause de leur maladie, simplement et de façon juste.

Je me suis rapidement aperçu que les patients malades avaient un point commun : une parasitose. Les poches parodontales des dents malades, dans presque tous les cas, étaient colonisées par des amibes (entamoeba gingivialis) et/ou des flagellés (trichomonas tenax) dans les cas plus sévères.

J’ai commencé à travailler avec des produits antiparasitaires et j’ai été immédiatement saisi par les résultats : l’élimination de ces pathogènes était suivi d’une amélioration significative des signes cliniques, puis après cicatrisation, la fermeture complète des poches parodontales et la reconstruction osseuse dans les défauts verticaux.

Aujourd'hui, je certifie des professionnels dentaires selon la Méthode Antiparasitaire afin qu'ils puissent accompagner leurs patients vers la guérison parodontale.

J’ai réuni mes apprentissages, puis plus de 20 ans de recherche et d’études, dans un programme de formation, qui prend maintenant la forme d’un séminaire. Dans ce séminaire, j’enseigne ma méthode, Le Protocole de Guérison Parodontale à des dentistes d’un peu partout dans le monde.

J’ai voulu développer un outil simple qui permettrait à des dentistes généralistes comme à des parodontites d’obtenir les mêmes résultats que moi. Ce protocole est découpé en 10 séances, établies sur environ 12 mois. Il comporte 3 phases : la désinfection, le détartrage et la cicatrisation. Dans mes documents de cours, je décris chacune des séances de façon claire, avec chacune des actions qui doivent être posées.

Les clefs sont relativement simples :

  • Des outils thérapeutiques appropriés;
  • L’enseignement des méthodes d’hygiène adaptés à une infection;
  • Un contrôle de l’environnement.

Un mot sur la cicatrisation. La gencive, comme la peau par exemple, va cicatriser une fois que les pathogènes seront éliminés. Il faudra en général quelques mois.

Je vous invite à devenir microscopiste et mettre un frein à la parodontite

J’ai sincèrement le goût de partager avec vous, ma technique, mon savoir, afin que vous puissiez comme moi, aimer le microscope et que cet outil puisse vous amener dans le circuit de la guérison parodontale.

J’espère bien vous faire découvrir tout un monde qui sans le microscope, passe sous le radar.

Rejoignez-moi pour dans cette formation d’une durée de 3 h où je vous livrerai tout ce qu’il faut savoir pour utiliser adéquatement le microscope dans un cabinet dentaire.

L’étude du biofilm tiré de la crevase parodontal permet de réaliser un diagnostic juste et en temps réel chez l’ensemble des patients, tant en prévention qu’en réaction.

Grâce à notre clé d’identification des principaux morphotypes, il devient simple de vérifier “l’état” de la flore d’un patient : bonnes bactéries, bactéries pathogènes, protozoaires, cellules inflammatoires et champignons. À partir de ce constat, en plus des signes cliniques, il est possible de construire un plan de traitement qui permettra d’éliminer complètement les pathogènes et ainsi ramener un patient vers la santé.

La microscopie clinique en parodontologie

Formation en ligne “live”

Présentée par le Dr Mark Bonner, auteur, conférencier et formateur

  • Choisir le microscope adéquat
  • La cueillette d’un échantillon de biofilm à l’état frais
  • L’ajustement de l’appareil suivant les principes de la parasitologie
  • L’utilisation de l’objectif 100x à contraste de phase
  • L’identification des principaux morphotypes dans le biofilm : batéries, parasites, champignons et globules blancs
  • Les stades et les grades en fonction des images tirées du microscope

Prochaine session

–  Jeudi, le 14 janvier 2021, 18 h à 21 h –

Coût : 197 $

Dentiste, spécialiste, hygiéniste dentaire et assistante

Mon rôle comme thérapiste parodontal

La microscopie clinique a simplifié radicalement la façon avec laquelle je présente et j’explique la maladie parodontale à mes patients, je l’ai déjà dit. Mais en plus, cet outil me permet de tirer réellement profit de mon département d’hygiène en utilisant au maximum les compétences et les intérêts de mes hygiénistes.

“Vous allez devoir brosser plus fort, utiliser des rinces bouches et revenir régulièrement pour des nettoyages” Non. Cela ne fait que réduire la charge des pathogène, sans les éliminer.  

Si l’on demande aux dentistes quelle proportion de leurs patients devrait recevoir des soins parodontaux, le pourcentage oscille probablement entre 25 et 40 %. Pourtant, les actes parodontaux ne représentent pas plus de 5 % de l’ensemble des interventions en omnipratique.

La raison est simple. Il demeure difficile d’amener des “preuves” tangibles à un patient malade, leur faire accepter un plan de traitement qui ne fera au bout de la ligne, que retarder l’inévitable.

Tout s’inverse avec le microscope. Les patients comprennent aisément ce qui se passe dans leur bouche et prennent le pouvoir sur leur maladie, avec mon aide.  Puis la bonne nouvelle, c’est que la parodontie médicale, nous permet d’éviter les traitements agressifs, avec des résultats clairs, rapidement, sans récidive.

J’ai donc changé radicalement mon rôle, avec l’opportunité de maximiser celui de mes hygiénistes. Appliquer mon protocole de traitement des parodontites repose oui, sur l’utilisation des outils pharmacologiques adéquats, mais surtout sur l’éducation du patient, un processus qui va se solder sur une compréhension de la maladie permettant d’éviter la réinfection. Ainsi, on élimine, à chaque fois, 100 % des pathogènes, sous contrôle microscopique, ce qui permet une guérison.

Le microscope vous permet à vous, ainsi qu'à votre patient, de constater l'effet de la thérapie en temps réel. Après quelque semaines seulement, les pathogènes sont éliminés et le biofilm devient composé de coccis et de filaments.

En suivant les principes de la parodontie médicale ainsi que les traitements développés pour des infections similaires, j’ai construit un protocole en 10 séances qui permet de guérir les patients atteints d’une parodontite, même sévère.

Ce protocole est maintenant appliqué dans des centaines de cabinets dentaires, un peu partout dans le monde. En devenant des microscopistes, facile si vous avez un intérêt pour la biologie, vous verrez vous aussi à quel point les traitements parodontaux peuvent devenir un win-win. Maintenant vous  pourrez simplement expliquer à vos patient l’origine de la maladie et les guérir.