Gérer l’effet surprise

Prise en charge !

Comme praticien, il m’a été facile de constater qu’il faut trois grands ingrédients pour qu’un patient prenne en charge sa maladie :

• Comprendre les grandes lignes de celle-ci, les risques et les effets ;
• Connaître les raisons derrière cette situation, la cause ;
• Que les actions à poser pour se diriger vers la guérison ait un sens à ses yeux.

Quels ingrédients ?

Comme praticien, il m’a été facile de constater qu’il faut trois grands ingrédients pour qu’un patient prenne en charge sa maladie :

• Comprendre les grandes lignes de celle-ci, les risques et les effets ;
• Connaître les raisons derrière cette situation, la cause ;
• Que les actions à poser pour se diriger vers la guérison ait un sens à ses yeux.

L’un des éléments fondamentaux qui assure le succès de notre protocole est l’autonomie du patient. Plus le patient est autonome, plus nos chances de succès sont bonnes. Je dis bien nos, nous les praticiens, nous avons aussi un rôle fondamental à jouer, celui de coach. Toutefois, cette autonomie va souvent à l’encontre des façons de faire qui sont établies dans nos cabinets. Nous avons souvent tendance « à faire pour ».

Pour renverser cette situation, je conseil de découper chaque rendez-vous en trois :

• Le premier tiers dédié à l’hygiène. On demande au patient de nous montrer comment il procède, debout devant le miroir. Vous verrez, à tous coups, vous pourrez les voir s’interroger sur le saignement, l’odeur. Impossible de mentir. « Nous allons faire ensemble la désinfection, comme si vous étiez à la maison ». Jamais au fauteuil.
• L’autre tiers prend la forme d’une discussion informelle sur l’origine de la maladie parodontale. J’évite les termes complexes. Je parle d’infection, du pourquoi, des risques de récidives.
• Et finalement, le traitement en lui-même.

Les succès en parodontie, ce n’est pas juste d’éliminer les amibes : c’est la combinaison de la médication, du contrôle de l’environnement et de l’hygiène. Puis, il y a l’engagement du patient, 10 minutes matin et soir.

Voici quelques phrases clefs que j’utilise régulièrement :


« Vous avez une maladie. On va la gérer pour qu’il n’y en ait plus. Ça peut prendre un 1 an, un peu plus. Mais après, les chances d’être à nouveau infectées sont plutôt minces. »

« Vous avez une infection dans votre gencives qui finira par faire fondre votre os.»

« Vous pourrez garder vos dents, mais vous allez devoir apprendre »

Pour moi, c’est complètement atteignable.
Présenter la maladie parodontale au patient
Vidéo tirée de notre cercle d'étude, mai 2019